Mobilisation record en faveur des animaux dans les élevages européens

Cyril Ernst·22 January 2026

Il y a quelques semaines, des centaines de milliers de personnes engagées pour la défense des animaux ont pris position pour améliorer leurs conditions de vie dans les élevages industriels de l’Union européenne.

Elles ont répondu à une consultation publique européenne sur le bien-être des animaux d’élevage qui a été submergée par 236 520 réponses. Un chiffre impressionnant, qui constitue la plus forte participation jamais enregistrée pour une consultation portant sur les conditions de vie des animaux dans les élevages, et l’une des plus importantes toutes thématiques confondues au niveau européen.

Aux côtés d'Anima International, plus de 50 000 personnes et institutions ont pris parti pour les animaux dans plusieurs pays. En France, des fédérations d'entreprises et d'acteurs publics de la restauration collective ont apporté leur soutien à la fin des cages dans l'Union européenne par une lettre ouverte, et des députés ont déposé une résolution européenne transpartisane en ce sens à l'Assemblée nationale.

Cette mobilisation massive représente un contrepoids essentiel face aux intérêts des industries qui font subir le pire aux animaux : enfermement dans des cages, bâtiments surpeuplés, mutilations, broyage ou encore sélection génétique extrême.

Et maintenant, quelles sont les prochaines étapes ?

La Commission européenne va désormais analyser et synthétiser les résultats de cette consultation. Ses conclusions serviront de base à d’éventuelles propositions législatives, qui seront ensuite soumises au vote du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne.

Ce que nous savons déjà

  • Olivér Várhelyi, commissaire européen, s’est engagé à proposer d’ici fin 2026 une amélioration de la législation européenne sur le bien-être animal. Cette réforme pourrait notamment inclure l’interdiction des cages pour les poules pondeuses dans toute l’Union européenne.
  • Le commissaire a également indiqué que d’autres animaux d’élevage pourraient bénéficier de nouvelles protections à l’avenir.
  • D’ici la fin du mois de mars, la Commission européenne devrait rendre sa décision concernant l’interdiction de l’élevage pour la fourrure à l’échelle européenne, en réponse à l’Initiative citoyenne européenne Fur Free Europe.

Un combat de long terme pour les animaux

À chaque étape de ce processus, un travail de plaidoyer constant sera nécessaire afin de rappeler aux décideurs politiques que le sort de milliards d’animaux élevés chaque année dans des conditions incompatibles avec leurs besoins fondamentaux est en jeu.

Obtenir des avancées concrètes pour les animaux nécessite un engagement durable, structuré et déterminé. Les décisions clés se prendront notamment à Bruxelles et à Strasbourg, là où s’élaborent et se votent les politiques européennes et la voix des animaux et de toutes celles et ceux qui les défendent se fera entendre à chaque étape.

Cette mobilisation récente a envoyé à la Commission européenne un message en faveur d'un monde plus juste pour les animaux qu'elle a été obligée de remarquer. Elle montre qu'en unissant nos voix, nous pouvons peser dans des décisions qui déterminent le sort de milliards d'animaux.


Cyril Ernst

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